première année du bac / 2ème année du bac / tronc commun
LE MESSAGER […] C’est une plainte nouvelle qui sort des profondeurs du trou… Tous regardent Créon, et lui qui a deviné le premier, lui qui sait déjà avant tous les autres, hurle soudain comme un fou: «Enlevez les pierres! Enlevez les pierres!» Les esclaves...
ANTIGONE , (secoue la tête) : Je ne veux pas comprendre, C’est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que pour comprendre. Je suis là pour vous dire non et pour mourir. CRÉON : C’est facile de dire non ! ANTIGONE : Pas toujours. CRÉON : Pour dire...
La voix de ma mère me tira des profondeurs du sommeil. Je nageai, un bon moment, dans une lumière rouge parcourue d’étincelles et d’astres errants, puis, j’ouvris les yeux. Vite, je les refermai, espérant retrouver le noir si reposant et si frais. La...
: J’avais vu même des morts découverts, posés simplement sur la civière* et sans personne pour les accompagner à leur dernière demeure. J’avais trouvé cela infiniment triste. Mon père, à qui j’avais fait part de mon impression, trouva cette histoire pour...
-Aujourd’hui, j’ai l’intention de vous emmener tous les deux au souk des bijoux. Et s’adressant à ma mère, il continua: -Il y a longtemps que tu me demandes ces bracelets soleil et lune (or et argent). Il est temps que je te les offre. D’autre part, mon...
TEXTE Je comprenais maintenant. Malgré sa cécité*, il était gai et de caractère paisible. Il ne voyait pas le soleil, les fleurs et les oiseaux, mais sa nuit s’animait parfois de la joie des personnages que chaque objet de son panier pouvait évoquer....
Nous quittâmes cette atmosphère de faste1 pour nous trouver dans le quartier des épices. Nous étions près de la médersa Attarine, cette belle maison où logent les étudiants, quand je rappelai à ma mère la satinette de Lalla Kanza la Chouafa. Ma mère me...
L’appel d’un mendiant1 nous arrivait de la rue. J’entendais le bruit de sa canne. C’était sûrement un aveugle. Je perdais mes babouches tous les trois pas. Mes parents voyaient grand. Ni les vêtements, ni les chaussures n’étaient à ma taille. Mais j’étais...
- (…) Le croyant est souvent éprouvé. J'ai perdu dans la cohue des enchères aux haïks tout notre maigre capital. J'avais mis l'argent dans un mouchoir. J'ai dû laisser le mouchoir tomber par terre, croyant le glisser dans ma sacoche. Ma mère avait relevé...
Absorbé dans la contemplation de mes trésors, je n’avais pas vu entrer le chat de Zineb. Il ronronna tout contre moi. Je ne le craignais pas. Je décidai de l’associer à ma joie, de lui ouvrir les portes de mon univers. Il s’intéressa gravement à mes discours,...