première année du bac / 2ème année du bac / tronc commun
Puisque le jour ne paraît pas encore, que faire de la nuit ? Il m’est venu une idée. Je me suis levé et j’ai promené ma lampe sur les quatre murs de ma cellule. Ils sont couverts d’écritures, de dessins, de figures bizarres, de noms qui se mêlent et s’effacent...
Il ne croit pas, ce geôlier, que j’aie à me plaindre de lui et de ses sous-geôliers. Il a raison. Ce serait mal à moi de me plaindre ; ils ont fait leur métier, ils m’ont bien gardé ; et puis ils ont été polis à l’arrivée et au départ. Ne dois-je pas...
Tout à coup le président, qui n'attendait que l'avocat, m'invita à me lever. La troupe porta les armes ; comme par un mouvement électrique,toute l'assemblée fut debout au même instant. Une figure insignifiante et nulle, placée à une table au-dessous du...
Créon Et cette nuit, la première fois, c’était toi aussi ? Antigone Oui. C’était moi. Avec une petite pelle de fer qui nous servait à faire des châteaux de sable sur la plage, pendant les vacances. C’était justement la pelle de Polynice. Il avait gravé...
CRÉON, lui broie le bras. Je t’ordonne de te taire maintenant, tu entends ? ANTIGONE Tu m’ordonnes, cuisinier ? Tu crois que tu peux m’ordonner quelque chose ? CRÉON L’antichambre est pleine de monde. Tu veux donc te perdre ? On va t’entendre. ANTIGONE...
LE CHOEUR Et tu es tout seul maintenant, Créon CREON Tout seul, oui. (Un silence. Il pose sa main sur l’épaule de son page.) Petit… LE PAGE Monsieur? CREON Je vais te dire, à toi. Ils ne savent pas, les autres ; on est là, devant l’ouvrage, on ne peut...
Texte : HÉMON, entre en criant : -Père ! CRÉON, court à lui, l'embrasse : -Oublie-la, Hémon ; oublie-la, mon petit. HÉMON : -Tu es fou, père. Lâche-moi. CRÉON, le tient plus fort : -J'ai tout essayé pour la sauver, Hémon. J'ai tout essayé, je te le jure....
LE GARDE, qui a pris son carnet et suce sa mine. C’est pour votre bon ami ? ANTIGONE : Mon chéri, j’ai voulu mourir et tu ne vas peut-être plus m’aimer… LE GARDE, répète lentement de sa grosse voix en écrivant. « Mon chéri, j’ai voulu mourir et tu ne...
Texte : CREON: (...) -Tu l'apprendras, toi aussi, trop tard, la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais...
TEXTE : CRÉON : Pourquoi fais-tu ce geste, alors ? Pour les autres, pour ceux qui y croient ? Pour les dresser contre moi ? ANTIGONE : Non. CRÉON : Ni pour les autres, ni pour ton frère ? Pour qui alors ? ANTIGONE : Pour personne. Pour moi. CRÉON, la...