Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
préparons-nous bien à l'examen régional

préparation pour l'examen régional

examen régional corrigé: chap 43

Examen régional :

- Marie, ai-je repris, as-tu un papa ?

- Oui, monsieur, a dit l'enfant.

- Eh bien, où est-il ?

Elle a levé ses grands yeux étonnés.

- Ah ! vous ne savez donc pas ? il est mort.

Puis elle a crié ; j'avais failli la laisser tomber.

- Mort ! disais-je. Marie, sais-tu ce que c'est qu'être mort ?

- Oui, monsieur, a-t-elle répondu. Il est dans la terre et dans le ciel.

Elle a continué d'elle-même :

- Je prie le bon Dieu pour lui matin et soir sur les genoux de maman.

Je l'ai baisée au front.

- Marie, dis-moi ta prière.

- Je ne peux pas, monsieur. Une prière, cela ne se dit pas dans le jour Venez ce soir dans ma maison ; je la dirai.

C'était assez de cela. Je l'ai interrompue.

- Marie, c'est moi qui suis ton papa.

- Ah ! m'a-t-elle dit.

J'ai ajouté :

- Veux-tu que je sois ton papa ? L'enfant s'est détournée.

- Non, mon papa était bien plus beau.

Je l'ai couverte de baisers et de larmes. Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant :

- Vous me faites mal avec votre barbe.

Alors, je l'ai replacée sur mes genoux, en la couvant des yeux, et puis je l'ai questionnée.

- Marie, sais-tu lire ?

- Oui, a-t-elle répondu. Je sais bien lire. Maman me fait lire mes lettres.

-Voyons, lis un peu, lui ai-je dit en lui montrant un papier qu'elle tenait chiffonné dans une de ses petites mains.

Elle a hoché sa jolie tête.

- Ah bien ! je ne sais lire que des fables.

- Essaie toujours. Voyons, lis.

Elle a déployé le papier, et s'est mise à épeler avec son doigt :

- A, R, an R, E, T, rêt, ARRET...

Je lui ai arraché cela des mains. C'est ma sentence de mort qu'elle me lisait. Sa bonne avait eu le papier pour un sou. Il me coûtait plus cher, à moi.

Il n'y a pas de paroles pour ce que j'éprouvais. Ma violence l'avait effrayée ; elle pleurait presque. Tout à coup elle m'a dit :

- Rendez-moi donc mon papier, tiens ! c'est pour jouer.

Je l'ai remise à sa bonne.

- Emportez-la.

Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. À présent ils devraient venir ; je ne tiens plus à rien ; la dernière fibre de mon cœur est brisée.

Je suis bon pour ce qu'ils vont faire.

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

1) Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)

Auteur : ........................................................

Titre de l’œuvre : ......................................................................

Genre littéraire : ..............................................

Siècle : ............................................................................

2) Situez ce passage par rapport à ce qui précède dans l’œuvre. (1 pt)

3) D'après votre connaissance de l’œuvre, répondez aux informations suivantes par « Vrai » ou « Faux ». (0,25 x 4 = 1 pt)

a) Le nom du condamné est connu.

b) Le condamné est exécuté sous la clameur du peuple.

c) Le récit couvre six semaines environ de la vie du condamné.

d) Le narrateur pense beaucoup plus à sa mère qu’à sa petite fille.

4) Dans cet extrait, est-ce que la fille reconnaît son père ? Relevez dans le texte deux indices qui le montrent. (1 pt)

5) Quel type de scène le texte présente-t-il ? (1 pt)

a) une scène dramatique ;

b) une scène tragique ;

c) une scène pathétique ;

d) une scène lyrique.

6) Dans la phrase « Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré », dites quelle figure de style est employée et quel effet elle produit. (1 pt)

7) Transformez au discourt indirect : (1 pt)

« Je sais bien lire, a-t-elle répondu. Ma mère me fait lire mes lettres. »

8) Quel sentiment éprouve le narrateur ? (1 pt)

9) Le narrateur fait lire à Marie son arrêt de mort. Quel effet cela produit-il sur vous ? Répondez en deux ou trois phrases. (1 pt)

10) D'après l’œuvre, le narrateur a été condamné à mort sans qu’on connaisse le vrai motif de sa condamnation. Comment trouvez-vous ce jugement ? Répondez en deux ou trois phrases. (1 pt)

II. PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)

Sujet :

Dans le Dernier Jour d’un Condamné, en raison de l’exécution inévitable de son père, Marie, encore petite, va devenir orpheline.

En ce qui vous concerne, dites ce que représente d’ordinaire le père dans la vie des enfants et quels sont les risques qu’ils encourent en cas de sa disparition. Développez votre réflexion en vous appuyant sur des arguments variés et des exemples précis de votre choix.

 

 

 

 

 

 

Correction de l'examen régional :

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

1) Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)

Auteur : Victor Hugo

Titre de l’œuvre : Le Dernier jour d’un condamné

Genre littéraire : Roman à thèse

Siècle : Le 19ème siècle

2) Situez ce passage par rapport à ce qui précède dans l’œuvre. (1 pt)

-Le condamné se trouve dans une cellule à la Conciergerie, Il reste environ deux heures avant son exécution. Il a demandé de voir sa fille. Marie est venue accompagnée de sa bonne car sa mère était malade.

3) D'après votre connaissance de l’œuvre, répondez aux informations suivantes par « Vrai » ou « Faux ». (0,25 x 4 = 1 pt)

a) Le nom du condamné est connu. FAUX

b) Le condamné est exécuté sous la clameur du peuple. VRAI

c) Le récit couvre six semaines environ de la vie du condamné. VRAI

d) Le narrateur pense beaucoup plus à sa mère qu’à sa petite fille. FAUX

4) Dans cet extrait, est-ce que la fille reconnaît son père ? Relevez dans le texte deux indices qui le montrent. (1 pt)

-Non, la fille ne reconnaît pas son père.  - Ah ! vous ne savez donc pas ? il est mort / - Oui, monsieur, a dit l'enfant / - Non, mon papa était bien plus beau.

5) Quel type de scène le texte présente-t-il ? (1 pt)

a) une scène dramatique ;  b) une scène tragique ; c) une scène pathétique ;

    d) une scène lyrique.     -Une scène pathétique.

6) Dans la phrase « Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré », dites quelle figure de style est employée et quel effet elle produit. (1 pt)  -Une gradation.

-Une gradation ascendante pour souligner l’intensité de l’abattement et du malheur du narrateur.

7) Transformez au discourt indirect : (1 pt)

« Je sais bien lire, a-t-elle répondu. Ma mère me fait lire mes lettres. »

Elle a répondu qu’elle savait lire et que sa mère lui faisait lire ses lettres.

8) Quel sentiment éprouve le narrateur ? (1 pt)

-Un sentiment de désespoir.

9) Le narrateur fait lire à Marie son arrêt de mort. Quel effet cela produit-il sur vous ? Répondez en deux ou trois phrases. (1 pt)

-Exemple : Le narrateur ne savait pas que le papier que tenait Marie dans ses mains était son arrêt de mort et c’est lui le premier qui a été choqué d’où sa réaction violente. N’importe quel lecteur éprouvera de la pitié pour cette fille innocente et de la compassion pour ce père dont la dernière rencontre avec sa fille se termine sur une note malheureuse.

10) D'après l’œuvre, le narrateur a été condamné à mort sans qu’on connaisse le vrai motif de sa condamnation. Comment trouvez-vous ce jugement ? Répondez en deux ou trois phrases. (1 pt)

-Exemple : Le but de l’auteur est d’abolir la peine de mort et non de chercher les circonstances atténuantes. Pour lui, n’importe quel crime de sang mérite une peine de prison et non l’exécution. Il ne veut pas faire la différence entre celui qui a tué une femme ou une vieille et celui qui a assassiné un homme corrompu.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article