Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
préparons-nous bien à l'examen régional

préparation pour l'examen régional

examen régional corrigé chapitre 3 de "la boite à merveilles"

                           Examen : Chapitre 3 du roman "La Boîte à Merveilles"

 

Je déjeunai tout seul et je partis à l’école. L’après-midi se passa pour moi comme les autres après-midi (…). Le soir, je repris le chemin de la maison. Je m’attendais à la trouver sens dessus dessous. Il n’en était rien. Silencieuses, les femmes soufflaient leur feu, remuaient leurs ragoûts, écrasaient dans des mortiers de cuivre leurs épices. Je n’osai pas interroger ma mère sur les aventures de Zineb. Mon père arriva, comme de coutume, après la prière de l’Aacha. Le repas se déroula simplement, mais à l’heure du thé, maman parla des événements de la journée. Elle commença :

– Cette pauvre Rahma a passé une journée dans les affres de l’angoisse. Nous avons toutes été bouleversées.

– Que s’est-il passé? demanda mon père.

Ma mère reprit :

– Tu connais Allal le fournier (…) Il est marié à Khadija, la sœur de notre voisine Rahma. (…) Mariés depuis trois ans ils désiraient vivement avoir un enfant. La pauvre Khadija a consulté les guérisseurs, les fqihs, les sorciers et les chouafas sans résultat. Il y a un an, ils sont allés en pèlerinage à Sidi Ali Bou Serghine. Khadija se baigna dans la source, promit au saint de sacrifier un agneau si Dieu exauçait son vœu. Elle a eu son bébé. Depuis six jours, la joie du ménage est à son comble. Demain on procédera au sacrifice du Nom.

Mon père osa faire remarquer qu’il ne voyait pas dans cet événement motif à angoisse. Mais ma mère l’interrompit et déclara qu’il était incapable d’écouter jusqu’au bout un récit.

– Attends ! Attends ! dit-elle, je commence à peine, tu m’interromps tout le temps.

Rahma était donc invitée au baptême et à la cérémonie du Nom. (…) Elle habilla de neuf sa fille Zineb et elles partirent de bonne heure ce matin. Elles passèrent par Mechchatine, Seffarine, El Ouadine …

– Tu ne vas pas citer toutes les rues de Fès, dit simplement mon père.

Je pouffai de rire. Des yeux sévères se fixèrent un moment sur moi et ma mère reprit:

– Elles arrivèrent à Rsif. La foule barrait le chemin. Un marchand vendait des poissons frais (…). Les gens se battaient pour se faire servir. Rahma et sa fille furent prises dans les remous de cette cohue. Une fois à l’air libre, Rahma rajusta son haïk et constata la disparition de Zineb! Elle appela, cria, ameuta la foule. Les gens vinrent au secours de la mère affligée, mais la fille restait introuvable.

Rahma revint tout en larmes, nous la consolâmes de notre mieux. Allal le jardinier se dépêcha de prévenir le mari de Rahma. Deux crieurs publics parcoururent la ville en tous sens, donnèrent le signalement de la fille, promettant une récompense à celui qui la ramènerait à ses parents.

Pendant ce temps, nous, faibles femmes, nous ne pouvions que pleurer, offrir notre compassion à.la malheureuse mère.

J’avais le cœur gros. Fatma Bziouya et moi nous partîmes à Moulay Idriss. Dans de pareilles circonstances, il faut frapper à la porte de Dieu et de ses Saints. Cette porte cède toujours devant les affligés. Une vieille femme surprit notre douleur, elle nous en demanda le motif. Nous la mîmes au courant du triste événement. Elle nous emmena à Dar Kitoun, lieu d’asile de toutes les abandonnées. Là, nous trouvâmes Zineb. La moqqadama l’avait recueillie et nourrie pour l’amour du Créateur. Elle eut un rial de récompense et nous la remerciâmes pour ses bons soins. Rahma retrouva toute sa gaîté lorsque sa fille lui fut rendue.

– Louange à Dieu ! Termina mon père. Prépare le lit de cet enfant, ajouta-t-il. Il tombe de sommeil.

 

● I- ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :

1- Ahmed SEFRIOUI est un écrivain marocain d'expression française :

Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes : 1910, 1915, 2004, 2010 à Tétouan, à Fès, « Les misérables ». «Rêver du Maroc ».

- Quand et où est-il né ?

---> Il est né en 1915 à Fès.

- Citez une de ses œuvres (autre que «La Boîte à merveilles»).

---> Rêver du Maroc.

- Quand est-il mort ?

---> Il est mort en 2004.

2- D'après votre lecture de l'œuvre, pourquoi Sidi Mohamed s'attend-il à trouver la maison sens dessus-dessous ?

- Car Zineb avait disparu. Ou bien : - À cause de la disparition de Zineb.

3-   a- Relevez deux comparaisons employées dans le passage allant du début du texte jusqu'à « ...les événements de la journée. »

- « L’après-midi se passa pour moi comme les autres après-midi. » « Mon père arriva, comme de coutume, après la prière de l'Aacha. »

b- Quelle idée chacune de ces comparaisons met-elle en relief ?

- Ces deux comparaisons mettent en relief l’idée de la routine, la vie monotone, la répétition…

4-   a- Selon Khadija, qu'est-ce qui l'a finalement aidée à avoir son bébé ?

- Khadija croit que le pèlerinage à Sidi Ali Bou Serghine l’a aidée à avoir son bébé.

- Khadija prétend que le fait de se baigner dans la source du saint l’a aidée à avoir son bébé.

b- Partagez-vous la croyance de Khadija ?

- Non / Oui

c- Justifiez votre réponse.

- Exemple : Non, la conception d’un enfant ne peut avoir qu’une explication scientifique.

- Exemple : Oui, Certaines croyances donnent de l’espoir à l’individu et l’aident à supporter les difficultés de la vie.

5-  a- Dégagez dans le texte deux sentiments éprouvés par Rahma.

- La tristesse (le chagrin, l’angoisse) et la joie.

b- Qu'est-ce qui est à l'origine de chacun de ces deux sentiments ?

- La tristesse (le chagrin, l’angoisse) : la disparition de Zineb.

- La joie : quand Zineb est retrouvée.

6-  a- Qui a retrouvé Zineb ?

- Lalla Zoubida et Fatma Bziouya ont retrouvé Zineb à Moulay Idriss.

b- D'après votre lecture de l'œuvre, que fait Rahma quelques jours après avoir retrouvé Zineb ? - Rahma a organisé un repas pour les pauvres ou pour les mendiants aveugles.

7- Quelle est, selon vous, l'intention du père dans sa dernière réplique ?

- Faire comprendre poliment à sa femme que c’est le moment d’aller dormir.

8-  a- Les événements de cet extrait sont-ils relatés par un seul narrateur ?

- Non, il y a deux narrateurs.

b- Justifiez votre réponse.

- Le narrateur principal Sidi Mohammed continue à raconter tout en laissant sa mère raconter l’histoire de Khadija et la disparition de Zineb.

 

● II- PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)

 

Sujet :On dit que les voisins, aujourd’hui, ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois : ils aidaient les vieux, les veuves et se comportaient bien avec les enfants. Aujourd’hui, chacun ne pense qu’à ses propres intérêts. Partagez-vous ce point de vue ? Développez votre réflexion en vous appuyant sur des arguments et des exemples précis

 

      Certains pensent que les voisins, aujourd’hui, ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois; ils aidaient les vieux, les veuves et se comportaient bien avec les enfants et qu’aujourd’hui, chacun ne pense qu’à ses propres intérêts. Cela est-il vrai ? Pourquoi ce changement dans la relation de voisinage ?

   Autrefois, les moyens de divertissement interne tels que la télévision étaient rares. Les gens donc avaient plus de temps et communiquaient plus entre eux. Ils s’invitaient même sans occasion et parlaient autour d’un plateau de thé, ou bien simplement devant les portes des maisons.

D’un côté, les femmes ne travaillaient pas beaucoup à l’extérieur. Elles avaient donc plus de temps et pouvaient ainsi aller chez les voisins, rendre service et aider ceux ou celles qui ont en besoin. Ainsi, les gens se connaissaient mieux et avaient confiance les uns en les autres.

D’un autre côté, la population des quartiers était moins nombreuse. Les gens se rencontraient souvent et se connaissaient bien. Et quand le besoin d’aide à une personne se fait sentir tout le monde accourait et faisait de son mieux.

Aujourd’hui, les choses ont changé. La vie est devenue chère et la femme est obligée de sortir du foyer pour travailler. Les gens sortent très tôt le matin et reviennent tard le soir. Ils ne se voient donc que rarement. Et quand ils sont chez eux, ils sont fatigués, se reposent devant la télé et se couchent tôt. Ils n’ont donc pas le temps de voir leurs voisins ni de leur parler et souvent ils ne savent même pas ce qui se passent à côté.

En outre, avec l’exode rural, les quartiers sont envahis de nouveaux habitants avec de nouvelles valeurs, de nouvelles habitudes et de nouvelles coutumes.

Par ailleurs, l’augmentation du crime et de la consommation de la drogue font que les gens deviennent de plus en plus méfiants.

  Pour conclure, je pense que ce qui a provoqué ce changement ce n’est pas la nature des gens mais ce sont ces différents facteurs dont j’ai parlé plus haut.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article